Michael Heizer

Publié le par Carole KIM

Michael Heize est né à Berkeley en 1944, et a signé en 1969 l'une des œuvres les plus emblématiques du land art, un chef-d'œuvre installé à quelques soixante miles de Las Vegas. Secret et mystérieux, Heizer a incarné jusqu'au milieu des années 1970, la dimension pionnière et masculine de ce mouvement artistique. Depuis lors, retiré dans les plaines hostiles et désertiques du Nevada, il poursuit son grand œuvre, Complex City, une ville-sculpture dont il élabore patiemment les modules. Peu d'images existent de cet ensemble qu'Heizer ne compte dévoiler au public qu'une fois achevé. Il existe aujourd'hui trois formes réalisées, entre mastaba et base minimaliste. Quant à la genèse du projet, Heizer est radical : « les seules sources que je trouvais valables pour ce projet étaient américaines... Cela peut être autant péruvien qu'Esquimau. Je voulais en finir avec l'impulsion européenne. » À elles trois, ces sculptures représentent la taille du Yankee Stadium.

Lorsque cet artiste rencontre la galeriste américaine Virginia Dwan à la fin des années 1960 (il emménagea à New York en 1966), les interventions qu'il réalise dans le paysage sont quasi confidentielles. Seules quelques traces photographiques documentent les entailles géométriques effectuées à la surface d'un lac asséché (Nine Nevada depressions, 1968). L'influence familiale est déjà palpable dans ces premiers travaux. Son père dirigea des fouilles sur les sites Incas et son grand-père eut un passé de géologue. Pour Heizer, le bulldozer se substitue au pinceau, et son échelle d'action monumentale sera celle qu'il a héritée des expressionnistes abstraits. Double negative incarne la quintessence de son art. Depuis sa construction entre novembre 1969 et janvier 1970, elle est devenue une véritable icône.

 

Complexe One 

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Double négative

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Spider

 

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Publié dans Land Art

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